Contre l'enfermement des enfants en centre-fermé.

14 septembre 2018, 17:00
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Alors qu’une deuxième famille a été enfermée au 127bis et que le gouvernement annonce des mesures encore plus répressives envers les migrants, la mobilisation citoyenne ne faiblit pas. Le collectif #NotInMyName annonce des rassemblements décentralisés ce vendredi 14 septembre. Des sit-in et masses critiques (de poussettes) auront lieu à Bruxelles-Ville, Gand, Namur, Mons, Liège, Arlon, Saint-Gilles et Ixelles.

 

Le collectif #NotInMyName continue sa mobilisation contre la politique migratoire du gouvernement et appelle à de nouveaux assemblements ce vendredi 14 septembre, un mois après l’enfermement au 127bis de la première famille (aujourd’hui en “maison de retour”). Théo Francken, en annonçant sa volonté de prolonger le délais de détention possible pour des familles, refuse d’écouter les vives critiques qui lui sont adressées et continue son escalade dans l’ignominie.

 

Les citoyens sont appelés à venir avec leur poussette, landau, pancarte, couches sales ou tout autre moyen d'exprimer leur ras-le-bol. L’objectif est d’occuper l’espace public à travers des sit-in ou des masses critiques, afin de dénoncer cette politique migratoire inhumaine et criminalisante. Les différents rassemblements ont été organisés en quelques jours par des citoyens, suite à l’annonce de l’enfermement d’une deuxième famille.

 

Les rendez-vous prévus sont les suivants :

● Pour Bruxelles :

○ Rassemblement central à 17h00 devant l’Office des Etrangers.

○ Rassemblement à Saint-Gilles (12, avenue Adolphe Demeur) à 16h.

○ Rassemblement à Ixelles (Place Eugène Flagey), de 16h à 18h.

● A Gand : à 17h devant Sint-Niklaaskerk.

● A Liège : à 17h devant le siège du MR.

● A Mons : à 11h devant l'hôtel de Ville.

● A Arlon : à 18h, grand rue.

● A Namur : à 8h, devant la gare.

 

Camille du collectif #NotInMyName explique : “ Personne n’a sa place en centre fermé. Les enfants, encore moins. On enferme des gens simplement parce qu’ils n’ont pas les bons papiers, sans jugement et sans savoir pour combien de temps. Cette situation est simplement inacceptable. En organisant des sit-in, nous voulons montrer que nous sommes prêts à aller plus loin que de simples rassemblements. Face à un gouvernement qui refuse de nous entendre, nous allons continuer à nous organiser en tant que citoyens pour multiplier les actions”.